Criora

Estimations de l’impact financier

Criora estime les dommages que les crues fluviales, les submersions côtières et le vent des cyclones tropicaux peuvent causer à un bâtiment ou à un actif en un point : le dommage annuel attendu et celui des événements de période de retour 50, 100, 200 et 500 ans, en part de sa valeur et en argent, de la borne basse à la borne haute, aujourd’hui ou en 2050 et 2080. Cette page dit sur quoi repose une estimation, comment elle a été vérifiée et où elle peut induire en erreur. Chaque réponse porte ses propres hypothèses, sources et mises en garde.

Sur quoi repose une estimation

  • L’aléa. Les hauteurs d’eau pour neuf périodes de retour d’Aqueduct Floods du WRI, pour les fleuves et les côtes, aujourd’hui et selon RCP4.5 et RCP8.5 en 2050 et 2080. Les vitesses du vent des cyclones pour leurs périodes de retour d’IRIS, le modèle de tempêtes de l’Imperial College London, aujourd’hui et en 2050 selon SSP2-4.5 et SSP5-8.5, les scénarios qui correspondent aux deux des crues ; IRIS n’a pas de 2080.
  • Les protections. Le niveau de protection contre les crues que FLOPROS donne au lieu, sauf si la requête en indique un autre dans protection_rp. Une crue plus fréquente que ce niveau ne cause aucun dommage.
  • Le dommage. La part de sa valeur qu’un bâtiment moyen de la classe de l’actif sur son continent perd à chaque hauteur d’eau, d’après les courbes mondiales hauteur-dommage du Centre commun de recherche de la Commission européenne (JRC, Huizinga et al. 2017). Pour le vent, la fonction de dommage d’Emanuel avec son calage régional par Eberenz et al. (2021).
  • La valeur. La valeur de l’actif, si la requête en donne une. Sinon, pour un logement, un commerce ou un bureau, ou une usine, le coût de remplacement des bâtiments de cet usage dans sa maille de 1 km : leur volume bâti de GHS-BUILT-V 2025, la grille du JRC, valorisé pays par pays d’après les parcs immobiliers nationaux mesurés en Europe (Paprotny 2025) et, ailleurs, d’après les coûts de construction du JRC selon le revenu (Huizinga et al. 2017) avec le PIB par habitant de la Banque mondiale. C’est le coût de reconstruction, en euros, pas un prix de marché.
  • L’année. Le dommage annuel attendu pondère le dommage de chaque période de retour par sa fréquence. Le dommage d’un événement centennal est ce que ferait un seul de ces événements.

Classes et indicateurs de matérialité

Chaque estimation classe son dommage annuel attendu sur l’échelle publiée par XDI, qui exprime le dommage annuel en part du coût de remplacement ; le rapport Uninsurable Nation (2022) du Climate Council utilise la même :

ClasseDommage annuel, en part de la valeur
Faiblemoins de 0,2 %
Modéréede 0,2 % à 1 %
Élevée1 % ou plus

annual_damage_risk_band classe la somme des aléas, et material_physical_risk_flags classe chaque aléa et le juge matériel à partir de la classe modérée. XDI classe le dommage le plus élevé d’un actif à ce jour ; Criora applique les mêmes classes au scénario et à l’année demandés.

Chaque indicateur nomme aussi son aléa tel que l’appendice A de l’acte délégué climat de l’UE le liste, et sa famille, aigu ou chronique, telle que le Pilier 3 de l’ABE classe les expositions. Sur les 28 aléas de l’appendice A, l’estimation compte les cyclones, ouragans et typhons, et en partie deux autres : les inondations dues aux fleuves et à la mer, mais pas à la pluie ni aux nappes, et l’élévation du niveau de la mer, par les submersions côtières des scénarios futurs. Le tableau complet, aléa par aléa, est servi par GET /api/v1/meta/methodology. La réponse rattache le lieu à son pays (location.iso3) et à sa subdivision de premier niveau, l’État, la province, la région ou le département où il se trouve, avec le code ISO 3166-2 de celle-ci selon Natural Earth (location.subdivision), afin de regrouper les expositions par zone géographique comme le demandent les publications. Les points de données auxquels ces champs répondent : Les estimations financières dans les publications.

Jusqu’où on peut s’y fier

  • Le calcul des dommages donne le même dommage annuel attendu que physrisk, la bibliothèque libre d’OS-Climate, à 2 % près, aux mêmes lieux.
  • Le coût de construction d’un pays dont les chiffres européens ne mesurent pas le parc est tiré du revenu. Essayé sur les pays mesurés, chacun écarté à son tour, il tombe à un facteur 1,47 près du coût mesuré dans le pays médian.
  • Face aux chiffres par pays de WRI Aqueduct Floods lui-même pour 20 pays sur six continents, tous deux sans protections, le dommage annuel de Criora dû aux crues fluviales, en part de la valeur des bâtiments, vaut 49 % de celui d’Aqueduct dans le pays médian, entre 37 % et 76 % pour la moitié centrale d’entre eux. Le dommage côtier vaut 17 % de celui d’Aqueduct dans le pays médian.
  • Les deux lisent les mêmes hauteurs d’eau à travers les mêmes courbes du JRC. Aqueduct ne compte la valeur que dans les zones urbaines, sur une carte qu’il n’a pas publiée, si bien que l’écart ne peut pas être suivi lieu par lieu. Avec les protections, les deux s’écartent davantage, car Aqueduct applique un seul niveau de protection à tout un État ou tout un pays, et Criora le niveau que FLOPROS donne à chaque lieu.

Limites

Lire la fourchette

Les modèles de dommages ouverts diffèrent entre eux d’un facteur deux à cinq. low et high couvrent les modèles climatiques ou les percentiles du niveau de la mer, les bornes du niveau de protection et la dispersion propre de la courbe là où le JRC en donne une : lisez-les, pas seulement la valeur centrale.

  • Une estimation est indicative, pour le criblage et la publication d’informations. Elle ne sert ni à la souscription, ni à la tarification, ni à l’évaluation d’un bâtiment isolé, et ce n’est pas un conseil financier, d’investissement ou d’assurance.
  • Une courbe décrit le bâtiment moyen de sa classe sur son continent, pas ce bâtiment, ses étages ni ses matériaux.
  • Seuls les crues fluviales, les submersions côtières et le vent des cyclones sont comptés. Les inondations par ruissellement, les surcotes au-delà des submersions côtières d’Aqueduct et tous les autres aléas ne le sont pas.
  • Le dommage d’une période de retour vaut site par site et ne s’additionne pas d’un site à l’autre en perte d’un portefeuille pour cette période de retour. Le dommage annuel attendu, lui, s’additionne.
  • Là où la Banque mondiale ne publie pas de PIB par habitant, comme pour Taïwan et la Corée du Nord, il n’y a pas de coût de remplacement : indiquez asset_value. Les transports, les routes et les terres agricoles n’en ont pas non plus.
  • Chaque appelant peut demander 300 estimations par heure ; au-delà, la réponse est 429 avec Retry-After.
  • Chaque changement de la méthode est une nouvelle version de la méthodologie, avec son entrée dans le journal des modifications. Les outils et leurs champs : API de données et agents IA.
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